Frelons asiatiques, varroas, essaims : reconnaître les menaces et savoir comment protéger les colonies.
Frelons asiatiques
Vespa velutina nigrithorax, introduit accidentellement en France en 2004, s’est répandu dans une grande partie de l’Europe, Belgique comprise. Il ne peut plus être éradiqué : seules des actions ciblées (piégeage, destruction des nids) limitent sa progression.
Le reconnaître
Le frelon asiatique, ou frelon à pattes jaunes, mesure de 2 à 3 cm. Il ne faut pas le confondre avec le frelon européen (Vespa crabro), plus grand, ni avec une guêpe ou un bourdon.
À gauche le frelon asiatique, à droite le frelon européen. Illustration : Antoine Rivière.
Frelon asiatique
Frelon européen
Pattes
Bicolores : noires, avec l’extrémité jaune citron
Entièrement brunes
Thorax
Noir et velu
Brun et roux, tout aussi velu
Abdomen
Large anneau orangé à l’extrémité, vu de dessus
Entièrement jaune citron, finement ciselé de noir
Tête
Noire, face orange plus allongée
Brun roux, face jaune plus arrondie
Reine fondatrice
Environ 3 cm ; apparaît tôt, dès la fin de l’hiver (février – mars)
Jusqu’à 4 cm, nettement plus grosse ; apparaît à partir de mai
Nid
En pleine lumière, avec de petites écailles concentriques ; ouverture d’environ 4 cm, en bas puis sur le côté
Dans l’obscurité (tronc d’arbre, grenier, cave…) ; grande ouverture (plus de 10 cm) vers le bas
Seules les femelles possèdent un dard : si vous êtes piqué, c’est forcément par une femelle. Chez le mâle, l’abdomen est tronqué et les antennes sont plus longues et plus courbées.
Cycle de vie
Une colonie de frelons asiatiques ne vit qu’une année : seules les jeunes reines fécondées survivent à l’hiver et fondent chacune un nouveau nid au printemps.
Hivernage. Les nids sont inactifs et les ouvrières meurent avec le froid. Les futures reines (« gynes ») se cachent dans un endroit abrité : troncs pourris, talus moussus…
Février – avril
Les fondatrices sortent d’hibernation dès 13-14 °C sans gel nocturne (vers la mi-mars). Elles ont besoin de sucre pour retrouver des forces et de bois pour bâtir seules un nid primaire dans un endroit abrité, puis de protéines (insectes) pour nourrir leurs premières larves.
Fin avril – mai
Naissance des premières ouvrières, qui s’occupent des larves et agrandissent le nid.
Juin – septembre
La colonie déménage souvent vers un nid secondaire, plus haut et plus grand. La prédation sur les abeilles commence et augmente jusqu’en septembre-octobre.
Octobre
Les nids produisent des mâles et de nombreuses futures reines, qui s’accouplent.
Novembre – décembre
Les femelles fécondées quittent le nid pour hiverner. Les dernières ouvrières continuent à visiter les ruchers jusqu’aux premiers grands froids.
Une colonie peut compter jusqu’à 13 000 individus et un nid en donne en moyenne cinq l’année suivante, d’où l’intérêt de capturer les reines avant qu’elles ne fondent un nid.
Les nids
Le nid primaire, au printemps
Construit seule par la fondatrice, de la taille d’une balle de tennis à celle d’un petit ballon, il est brun clair, sphérique, avec une ouverture en bas. Il est suspendu à un support horizontal, dans un endroit abrité et peu élevé, souvent près d’un point d’eau.
Où chercher, dès que la température atteint 13-14 °C sans gel nocturne (vers le 15 mars) : dans les haies, sous une plaque d’égout ou le long d’une piste cyclable, dans les abris de jardin, les vérandas ouvertes, les jeux d’enfants, les nichoirs, les ruches vides…
Le nid secondaire, de l’été à l’automne
De forme sphérique ou en poire, brun clair, il mesure en moyenne 50 cm de large sur 70 cm de haut et peut atteindre 1 m. L’entrée est toujours latérale. Il est le plus souvent au sommet d’un arbre (à plus de 10 m), mais aussi dans une haie, un bosquet, un grenier, un hangar ou même en terre. En arbre, il n’est bien visible que lorsque les feuilles tombent.
Un nid vide en hiver ne contient plus de colonie viable et n’est pas réutilisé.
Ne pas confondre
De grandes masses sphériques dans les arbres ne sont pas toujours des nids de frelons : nids de pies, de corbeaux ou de pigeons, touffes de gui, grosses excroissances dues à des champignons ou à des infections bactériennes (« chancres »).
Danger et impact
Pour les personnes
Le frelon asiatique n’est pas plus dangereux qu’une guêpe ou qu’un frelon européen et reste fuyant loin de son nid. Il attaque en groupe lorsqu’on s’approche trop près d’un nid et que l’on s’y attarde : plus le nid est gros, plus la distance de sécurité est grande. Les situations à risque sont la taille d’une haie ou l’élagage d’un arbre abritant un nid, et la promenade près d’un nid.
N’essayez jamais de détruire vous-même un nid : c’est une intervention dangereuse, souvent en hauteur. En cas de malaise ou de nausée après une piqûre, appelez le 112. Les piqûres multiples sont dangereuses pour les personnes allergiques, âgées, immunodéprimées et pour les jeunes enfants.
Pour les abeilles
Les frelons chassent à l’affût devant les ruches, en vol stationnaire, et capturent les abeilles au retour de butinage. Les abeilles, mal adaptées à ce prédateur, restent en grappe devant l’entrée au lieu de butiner : les rentrées de nectar et de pollen diminuent, la ponte baisse et la colonie arrive affaiblie à l’hiver, avec un risque de perte. Plus il y a de frelons et moins il y a d’abeilles, plus les pollinisateurs sauvages sont attaqués à leur tour.
Le frelon asiatique figure sur la liste des espèces exotiques invasives préoccupantes de l’Union européenne : la Belgique doit donc le surveiller et le combattre.
Attention à la cueillette des fruits en automne (raisins, poires, prunes, pommes, figues) : les frelons, asiatiques comme européens, sont très attirés par le sucre à cette période.
Piéger les fondatrices au printemps
Mars et avril sont la meilleure période pour piéger le frelon asiatique : en capturant une fondatrice, on évite la construction d’un nid. Dès 13-14 °C, sans gel nocturne, et jusqu’au 15 mai.
Le piège doit absolument être sélectif : il ne faut pas risquer de piéger des abeilles ou d’autres insectes pollinisateurs. L’appât est un mélange sucré et alcoolisé, attractif pour le frelon asiatique et répulsif pour les abeilles. Ne posez pas de pièges dans les endroits indemnes de frelons asiatiques.
L’appât
1/3 de bière, 1/3 de vin blanc, 1/3 de sirop de cassis ou de grenadine ;
variante : 1 part de sucre dans 2 parts d’eau, avec un peu de levure de boulanger, à laisser fermenter 2 ou 3 jours, puis ajouter de la bière ou du vin blanc.
Le piège du CRA-W
Conçu par le Centre wallon de Recherches agronomiques, c’est un pot en verre (type pot de confiture ou de miel) contenant une éponge imbibée d’appât et fermé par un couvercle jaune percé de trous calibrés, qui laisse sortir les autres insectes. Suspendez-le ou posez-le près des ruchers ou des zones de passage des frelons.
Montage, installation et entretien du piège du CRA-W.
L’entretien est aussi important que la pose. Renouvelez l’appât tous les 2 à 3 jours, ou au minimum toutes les 2 semaines. Pour trier les captures sans danger, placez le piège quelques minutes au réfrigérateur ou sur un bloc de froid pour engourdir les insectes, libérez les non ciblés et éliminez les frelons asiatiques.
Inscriptions et distribution : les inscriptions à l’étude du CRA-W sur le piégeage des fondatrices se font sur la page le piégeage de printemps des fondatrices de frelon asiatique. Un point de distribution des pièges est installé à Rebecq, Mont Plaisir. Renseignements : 067 28 78 06 ou 0479 65 95 94 (commune de Rebecq ou apiculteurs).
Les frelons s’installent en général en bordure des bois (orée ou route), pas dans le bois, et les petits nids se trouvent volontiers dans les abris de jardin, les garages ou sous les pentes de toit.
Fabriquer un piège avec une bouteille en plastique
Dans le bouchon de la bouteille (retournée en entonnoir), percez un trou de 8,5 mm : le frelon asiatique y passe, le frelon européen, plus gros, n’y passe pas. Percez aussi quelques trous de 6 mm sur les côtés pour laisser s’échapper les petits insectes. Au fond, de la sciure ou de la litière de chat absorbe l’appât. Disposez deux pièges de chaque côté du rucher. L’odeur de fermentation et les insectes morts attirent les frelons asiatiques : ne les éliminez pas.
Piège à bouteille : trous de 6 mm pour les petits insectes, 8,5 mm pour le frelon asiatique.
Résultat à Mont Plaisir en 2025
Sur le rucher de Mont Plaisir, le piégeage de printemps 2025 a capturé 69 fondatrices de frelon asiatique, 6 frelons européens et une assiette à soupe d’autres insectes. Une fondatrice capturée, c’est un nid de moins : comptés à 11 kg d’insectes dévorés par colonie en été, cela représente environ 750 kg d’insectes épargnés.
Protéger ses ruches
Dès l’apparition de frelons asiatiques autour des ruches, vers le mois de juillet, les apiculteurs protègent leurs ruches et leurs ruchettes.
entrées vertes calibrées (après la sortie des mâles), ou Nicot verte, après le 15 août, quand les faux-bourdons ont été éliminés ;
filets d’entrée et jupes sous les ruches ;
muselières ;
pièges Jabe Probe ou BelgianTrap, nasses à cônes calibrés de 8,5 mm, tentes et nasses de treillis de 6,3 mm ;
harpes électriques ;
à partir d’août, pièges près des ruches pour capturer les ouvrières en chasse.
Si votre rucher est attaqué, il faut poursuivre le piégeage estival, et chercher le nid par triangulation (voir plus bas).
Localiser un nid
La triangulation
Pour retrouver un nid, on suit les frelons : on les attire avec un pot d’appât, on marque un individu et on mesure son temps d’aller-retour entre le pot et le nid. Avec plusieurs pots placés à des endroits différents, les directions observées se croisent et désignent la zone du nid. La méthode est détaillée, avec schémas, sur le site de l’association FG-Api : Comment localiser un nid de frelons asiatiques avec la méthode dite de triangulation.
Signaler et suivre
Le site Vespa-Watch permet d’observer et de signaler les frelons asiatiques. En Wallonie, l’apiculteur qui repère un nid près de son rucher le signale sur le site du CRA-W ; les destructeurs agréés peuvent alors intervenir.
VespAI, la détection par intelligence artificielle
Des chercheurs de l’Université d’Exeter ont mis au point VespAI, un système d’alerte précoce qui utilise l’intelligence artificielle pour détecter les frelons asiatiques. Les frelons sont attirés vers une station de surveillance où une caméra capture des images pour les identifier ; une alerte est envoyée aux opérateurs, ce qui permet de suivre les frelons vivants jusqu’à leur nid, le seul moyen efficace de les détruire. L’étude est parue dans la revue Communications Biology.
Détruire un nid : qui intervient ?
La destruction d’un nid est un travail de spécialiste. Deux éléments comptent : le risque pour la santé des personnes et l’impact potentiel sur un rucher.
Les apiculteurs
Si un nid se trouve à moins d’un kilomètre d’un rucher, une section apicole locale du réseau subsidié par la Région peut intervenir, à la demande de l’apiculteur concerné (identifié auprès de l’AFSCA) et avec l’accord du propriétaire du terrain s’il est privé. L’apiculteur doit signaler le nid proche de son rucher sur le site du CRA-W. Sans section locale, il doit s’adresser à un neutralisateur formé ou à un désinsectiseur privé, à ses frais.
À l’UARE, une équipe de destructeurs formés par le CRA-W de Gembloux peut intervenir :
nids primaires : gratuit (petit défraiement pour les kilomètres et les produits) ;
nids secondaires jusqu’à 20 m de hauteur : gratuit si le nid est à moins d’un kilomètre d’un rucher ;
au-delà de 20 m : destructeurs professionnels (nous contacter).
Les autres terrains
Sur un terrain communal, une route provinciale ou régionale, une école, un hôpital et leurs abords, c’est la commune, la Province ou la Région qui est concernée, selon l’entité dont relève le lieu. L’intervention, par la zone de secours, un neutralisateur formé ou un désinsectiseur privé, n’a lieu que s’il y a un risque pour les personnes ou pour la santé publique. Sur un terrain privé, c’est au responsable de la propriété de faire appel, à ses frais, à un neutralisateur formé ou à un désinsectiseur privé s’il estime que des personnes sont en danger.
Un très petit nid, de la taille d’une clémentine, à portée de main, peut être placé le soir dans un bocal hermétique, puis au congélateur 24 à 48 h, avec des vêtements épais et beaucoup de prudence (projections de venin). Vu l’agressivité des frelons près de leur nid, il est plus prudent de faire appel à un destructeur homologué.
Demander une neutralisation
Les modalités de demande d’intervention destinées aux apiculteurs figurent sur le site de Bee Wallonie : la santé des abeilles, dont une page est spécifiquement dirigée vers les apiculteurs désireux de demander une neutralisation de nid. Une infographie résume les possibilités d’intervention, pour les apiculteurs bien sûr, mais aussi pour les cas qui ne peuvent être couverts par le plan d’action de la Région.
Infographie de la Wallonie et de Bee Wallonie : comment faire neutraliser un nid de frelon asiatique.
À Rebecq, en 2025, 21 ruchers étaient concernés et 50 nids ont été détruits. En Wallonie, 1 942 nids de frelons asiatiques ont été détruits en 2025 autour des ruchers (à moins d’un kilomètre).
Carte de Rebecq : en rouge les ruches, en bleu les nids détruits en 2025.
Brabant wallon : l’opération « Gardiens de la ruche »
La Province du Brabant wallon a présenté les premiers résultats de l’opération « Gardiens de la ruche », une mobilisation citoyenne contre le frelon asiatique, centrée sur le piégeage des reines fondatrices au printemps avec le piège sélectif du CRA-W :
Le varroa est le principal parasite des colonies d’abeilles. Les recommandations officielles de lutte figurent dans la rubrique Réglementation ; cette page présente les techniques et les pistes de sélection suivies à l’UARE.
Encagement des reines
Interrompre la ponte pendant 24 jours pour traiter quand tout le couvain est né.
Pourquoi encager la reine ?
Les acides organiques (oxalique ou formique) sont de plus en plus utilisés par les apiculteurs comme méthode biotechnique. Ils ne sont pas solubles dans les graisses, donc pas dans la cire, contrairement aux produits en languettes, qui sont liposolubles : pendant les semaines de traitement, ces derniers souillent les cires de doses minimes, mais qui augmentent chaque année, ce qui provoque une accoutumance des acariens.
L’acide oxalique a toutefois un inconvénient majeur : il n’agit que sur les varroas phorétiques, ceux qui sont sur le dos des abeilles. Il est inactif dans les cellules de couvain operculées. Un encagement de la reine pendant 24 jours (durée de développement des mâles) est donc indispensable : le traitement peut alors être réalisé quand tout le couvain est né.
Quelle cage ?
La cage Scalvini a permis de se familiariser avec la méthode, mais la réintroduction des reines s’est révélée difficile, en raison de leur petite taille et du manque de contact entre la reine et les abeilles.
Les cages Menna ont montré leur efficacité pour les ruches Dadant-Blatt, mais leur prix élevé a fait reculer plus d’un apiculteur.
Pour réduire le coût, ou pour d’autres modèles de ruches (divisibles, WBC ou autres), l’UARE a bricolé une cage adaptée à tout modèle de ruche.
Fabriquer la cage
Matériel : un cadre du format choisi, une grille à reine Nicot en plastique découpée en deux au même format, 2 couvercles métalliques, une agrafeuse et un foret de 12 mm.
Sur les deux flancs du cadre, agrafez les grilles à reine, percées chacune d’un trou de 5 cm, à tous les bords, après y avoir inséré le couvercle métallique. Pour une ruche Dadant-Blatt, une latte de 5 cm de large fixée à la base interne du cadre permet d’utiliser une demi-grille à reine de chaque côté.
Pour introduire la reine, percez la latte supérieure du cadre d’un trou de 12 mm, refermé par un clapet pivotant ou un bouchon.
Collez dos à dos, au silicone, les deux couvercles métalliques qui obturent le trou de la grille à reine.
La cage terminée, vue de face.Autre vue de la cage.Détail : la grille agrafée sur le cadre, le couvercle métallique et l’ouverture.Une cage déjà utilisée, après quelques saisons.Le trou de 12 mm de la latte supérieure, refermé par un clapet pivotant.
Utilisation
Placé au centre de la grappe, ce cadre permet aux abeilles de circuler autour de leur reine dans un volume important, mais la ponte est impossible, faute de cire. Après 24 jours, on fait glisser latéralement les couvercles métalliques : la reine sort du cadre, qui est déplacé en rive.
Encager tard, en octobre et novembre
Le réchauffement climatique complique la situation en octobre et novembre quand les nuits restent douces, en présence de CIPAN (cultures intermédiaires pièges à nitrates, moutarde ou tournesol) semées près des ruches. Semées en août, le plus souvent après les céréales, ces cultures apportent aux abeilles beaucoup de pollen « de printemps », ce qui favorise une ponte intempestive en automne. Or le corps gras des abeilles, composé de vitellogénine, leur permet soit de produire de la gelée royale et de ne vivre que 40 jours en été, soit de passer les 5 mois d’hiver. Ces cultures provoquent ainsi la mort prématurée des colonies, faute d’abeilles d’hiver.
Dans ces conditions, un encagement tardif, en octobre et novembre, préserve la survie des colonies et permet un traitement hivernal dès que les 24 jours sont écoulés, sans attendre décembre et ses frimas pour ouvrir et traiter les ruches.
Eliane Keppens-Marescaux Union des apiculteurs Rebecq-Enghien et FAB-BBF — août 2024
Sélectionner des abeilles capables de limiter elles-mêmes les infestations.
La fondation Arista Bee Research présente sur sa page La résistance à Varroa les moyens par lesquels les abeilles peuvent limiter l’infestation, et les pistes de sélection qui en découlent :
au niveau du couvain : la stratégie la plus efficace est le comportement VSH (hygiène sensible au varroa), où les ouvrières repèrent et retirent le couvain infesté, ce qui empêche l’acarien de se reproduire ;
au niveau des abeilles adultes : l’épouillage et l’endommagement des acariens ;
pour mesurer cette résistance : test VSH, pin-test, suivi de la croissance de la population de varroas, analyse des acariens morts, ou arrêt des traitements pour voir quelles colonies survivent.
Les abeilles résistantes peuvent provenir de populations sauvages isolées, de lignées VSH ou de croisements, et de nombreux projets européens sont portés par des bénévoles. Les apiculteurs sont invités à participer eux-mêmes aux programmes de sélection en cours (voir aussi la rubrique Réglementation).
Virus
Repérer les symptômes des virus de l’abeille et éviter les pratiques à risques.
Vidéo-conférence sur les virus
Une conférence en deux parties pour reconnaître les virus de l’abeille et éviter les pratiques à risques.
Partie 1 : témoignages en région AURA, introduction générale sur les virus. Voir la vidéo
Partie 2 : diagnostic des viroses, interactions entre virus et autres stress, pratiques à risques. Voir la vidéo
Par Axel Decourtye, Maryline Pioz et Anne Dalmon, coordinateurs de l’UMT PRADE (protection des abeilles dans l’environnement).
Essaim
Un essaim d’abeilles s’est posé chez vous ? Voici comment réagir.
Trouvé un essaim ?
Que faire si un essaim d’abeilles arrive dans votre jardin ?
Restez calme, ne le touchez pas, admirez-le avec précaution s’il s’est posé. Vérifiez qu’il s’agit bien d’abeilles et non de guêpes ou de bourdons (au besoin, regardez des images sur internet ou dans un livre pour vous en assurer).
Si vous êtes dans la région de Rebecq, contactez notre cercle apicole au 0479/65 95 94 ou au 02/395 66 97.
Nous récupérons gratuitement, dans la région, les essaims (uniquement d’abeilles) pour autant qu’ils soient accessibles sans danger pour nos collaborateurs. Nous n’intervenons donc pas sur les toits, cheminées, murs, ni sur les essaims posés en hauteur inaccessible… Nous pouvons cependant vous conseiller sur les différentes solutions possibles.
Nous récupérons également tout matériel apicole en bon état qui vous encombre et qui pourrait être fort utile à nos apiculteurs débutants.
Un essaim en vol.Essaim posé dans un érable.Essaim sur une branche de conifère.Une grappe d’abeilles de près.Un essaim suspendu à une branche.Un apiculteur récupère l’essaim.La branche est coupée et l’essaim placé dans une ruchette.Peu fréquent : retour à la ruche après un départ en essaimage avorté.
Allergie
Piqûres d’abeille ou de guêpe : conseils et explications.
Conseils et explications
En cas de gonflement qui augmente, de respiration difficile ou d’étourdissement, appelez immédiatement un médecin ou le 112 : il peut s’agir d’un choc anaphylactique.
Une piqûre, ce qui est normal
Il est normal de gonfler lors d’une piqûre d’abeille ou de guêpe. Les deux venins sont différents : on peut être allergique à l’un et pas à l’autre. La guêpe ne laisse pas de dard, juste une marque rouge. Il faut en revanche retirer le dard de l’abeille très rapidement : les glandes à venin continuent de se contracter pendant plusieurs minutes, alors que l’abeille est partie.
Le gonflement devrait diminuer en 24 à 72 heures, et le chatouillement peut durer aussi longtemps. Il faut que le corps fabrique ses anticorps : ensuite, les réactions sont beaucoup moindres. Au début, il vaut donc mieux se couvrir convenablement.
Remèdes cités
retirer le dard, puis mettre rapidement un peu de chaleur près de la peau, à l’endroit de la piqûre (2 ou 3 bouffées d’enfumoir) ;
prendre 3 granules homéopathiques d’Apis 7 CH, à renouveler au moins 3 fois, de demi-heure en demi-heure ;
une pommade décongestionnante peut aussi aider ;
en prévention : des granules homéopathiques de Ledum 7 CH et se frotter les mains avec de l’herbe fraîche avant d’intervenir au rucher.
Quand penser à une allergie
Si les réactions vont en augmentant (gonflements, respiration difficile ou étourdissement), il faut penser à une allergie. Une réaction vive doit être prise au sérieux : appelez le médecin en cas d’étourdissement ou de choc anaphylactique. Un traitement à l’EpiPen (deux doses différentes, pour l’enfant et pour l’adulte) peut être prescrit par votre généraliste et administré à toute personne présentant une respiration difficile ou un étourdissement (chute de tension).
Le choc anaphylactique se signale par les signes suivants, classés en quatre stades de gravité :
Grade I : érythème, urticaire, urticaire géante avec ou sans œdème angioneurotique, sans autres symptômes ;
Grade II : atteinte multiviscérale modérée, chute de la pression artérielle, tachycardie inhabituelle, toux, difficulté à respirer et à déglutir en raison d’un œdème de la gorge, nausées, vomissements, diarrhées ;
Grade III : atteinte multiviscérale sévère, qui menace la vie du patient et impose un traitement immédiat et spécifique ; signes : collapsus, tachycardie ou bradycardie, troubles du rythme cardiaque, bronchospasme ;
Grade IV : arrêt circulatoire et/ou respiratoire ; la mort peut survenir par arrêt circulatoire, par un spasme majeur des bronches entraînant l’asphyxie, ou par œdème pulmonaire.
Les allergies se traitent aujourd’hui avec succès : la désensibilisation est longue (une piqûre tous les quinze jours pendant plusieurs mois) mais efficace.
Vétérinaires
Besoin d’aide ? Joindre un vétérinaire apicole.
Besoin d’aide ?
L’Union professionnelle vétérinaire (UPV) et VeDa mettent à la disposition des apiculteurs des contacts qu’ils peuvent appeler, sans aucune obligation, pour joindre d’urgence un vétérinaire capable de venir examiner les abeilles dans les 12 à 24 heures.